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Nomenclature

Russula mairei Singer
Arch. f. Protistenkunde 65: 306. 1929.

Russula emetica var. mairei (Singer) Killermann
Pilze aus Bayern: 27. 1936.

Original diagnosis

Chapeau luisant, cinabre, semblable de couleur à R. lepida et rubra, ayant souvent comme celles-ci le centre pâle ou des taches pâles et jaunâtres, très souvent aussi «auroreus», comme R. lepida var. aurora ; convexe ou presque, puis plat, enfin un peu concave, d'une largeur de 4 à 8,5 cm. ; marge unie ou tout au plus faiblement striée sur 1/2 cm., plus ou moins charnue, rarement mince, subaiguë ou subarrondie (le dernier cas surtout dans la vieillesse). Lamelles à marge aiguë. Cuticule adnée, à peine séparable sur les bords, colorant un peu en rouge la chair du chapeau, veloutée, un peu visqueuse. La pruine forme des flocons diaphanes, répartis régulièrement ou irrégulièrement. Sur l'épiderme se trouvent des cystides de 65-85/6-10 µ et des poils d'une largeur de 3-4 µ. Lamelles blanches, d'abord colorées comme celles de R. emetica, ssp. fragilis, enfin comme celles de vieux exemplaires de R. lepida (c'est à dire très faiblement jaunâtres), brunissant un peu après cassure ; ventrues, mais le fréquemment linéaires, 5-8 mm., très vite remarquablement sinuées, minces, puis grosses, tantôt anastomosées presque sur toute leur largeur, tantôt très peu anastomosées ; très souvent fourchues et plus courtes, d'abord serrées, puis espacées.
Arête des lamelles unie, concolore ou bordée d'une très faible teinte rouge.
Spores d'un blanc pur en masse (comme celles de R. lepida), ni crème, ni ocrées, se déposant lentement, hyalines au microscope, presque elliptiques, avec une goutte d'huile au milieu et avec des verrues anastomosées (Beardslee, t. III, R. lepida) (1) ou irrégulièrement verruqueuses, aussi souvent brièvement et obtusément aculéolées avec ou sans faible réticulation, 8,5-10 x 7-8,5 µ, le plus souvent 9-9,5 x 7,5-8 µ. En milieu iodé, l'ornementation se présente plus clairement. Les basides sont typiques, claviformes, 40-50 x 9-12,5 µ, stérigmates de 5-6 µ ; avec la sulfovanilline roses. Cystides de la taille de celles de R. lepida, ventrues, arrondies au sommet, parfois aiguës, presque toutes remplies de contenu, 65-95 x 7,5-10 µ, indistinctement appendiculées comme chez R. lepida, avec la sulfovanilline nettement bleu violacé. Trame vésiculeuse. Stipe blanc, le plus souvent grisâtre à la base, comme chez R. rubra (je n'ai jamais observé de teintes roses), très variable, ventru, claviforme, épaissi en haut, souvent assez égal, finement rugueux, plein, solide, 25-42 x 10-12 mm., le plus souvent incurvé, avec des cystides d'une largeur de 7 µ. Chair blanche, rouge sous la cuticule, en vieillissant souvent très faiblement jaune brunâtre, compacte, moins toutefois que R. lepida. Avec une goutte de sulfovanilline, elle se colore en lilas. Saveur dans toutes les parties très rapidement âcre, moins que chez R. rubra. L'odeur de miel des exemplaires secs est faible, mais distincte. Sur les troncs et au pied des hêtres. Automne : septembre à novembre.
(1) Beardslee-Cooker, The Russulas of North Carolina, 1918

Typification

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